
Capsule Achats : Acheteurs : arrêtez de négocier 2%… voilà la vraie stratégie industrielle – Jérôme Reverdito
Acheteurs : arrêtez de négocier 2%… voilà la vraie stratégie industrielle Capsule Achats – 🎙️Podcast Jérôme Reverdito : quand les


Nicolas Chaillou : “public vs privé”, performance… et l’Acheteur Augmenté par l’IA
Nicolas Chaillou a un parcours qui dit beaucoup de l’évolution du métier : il démarre en école de commerce (marketing digital), bascule aux achats par curiosité (“côté vendeur… que se passe-t-il en face ?”), puis passe six ans à la RATP sur des achats publics orientés travaux/maintenance/services.
Après un détour “chef de projet” chez Vinci (trop marketing, pas assez stratégie financière à son goût), il revient aux achats sur un poste très concret : l’exploitation et la rénovation du parc d’éclairage de Paris (luminaires, signalisation tricolore, illuminations). Et il raconte une réalité brutale : lors d’un changement de présidence, la fonction achats peut “sauter” si elle n’est pas perçue comme stratégique.
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Dans l’épisode, Olivier oppose la vision “privé” du public (juridique, encadré, peu de marge de négociation) à la vision “public” du privé (plus libre, parfois moins structuré). Nicolas répond avec une position nuancée : avoir connu les deux lui a permis de comprendre comment structurer sans rigidifier.
Complément concept :
Dans le public, la transparence et l’égalité de traitement imposent une rigueur documentaire, des critères justifiables et une traçabilité forte.
Dans le privé, la force des achats vient souvent de la vitesse, de l’agilité et de la capacité à construire des accords globaux (multi-sites / multi-pays).
Le vrai enjeu, et Nicolas le souligne, c’est la bonne dose de cadre : assez pour sécuriser et comparer, pas trop pour ne pas tuer l’exécution.
Le passage le plus “métier” du podcast, c’est son exemple à la RATP : externaliser un contrôle technique qui était fait en interne, pour un parc de 4 800 bus répartis sur 27 centres. Problème : un fournisseur unique aurait créé des pertes de temps et des tensions (“pas à côté de chez moi”, disponibilité, etc.).
Sa réponse : une stratégie d’achat pensée pour le terrain :
Lots géographiques (pour préserver la proximité).
Système “en cascade” : plusieurs prestataires classés par lot ; si le premier n’a pas de dispo, on passe au suivant.
Effet immédiat : une mini-concurrence permanente pendant l’exécution, qui met de la pression sur la disponibilité et la qualité.
Complément concept : c’est une logique très proche des contrats multi-attributaires avec règles d’attribution (ranking + conditions de recours). Bien conçue, elle fait deux choses :
elle sécurise l’opérationnel (continuité de service),
elle évite la dépendance à un seul acteur (risque fournisseur),
tout en gardant un cadre transparent.
Nicolas insiste sur un point souvent négligé : donner du feedback aux fournisseurs non retenus. Il y voit un enjeu d’image, de respect du temps investi, et surtout un moyen de maintenir un vivier et de réduire les situations de monopole.
« …donner du feedback… c’est profitable au marché économique. »
Complément concept : dans une logique SRM (Supplier Relationship Management), le feedback est un investissement : plus de fournisseurs motivés à répondre, plus de concurrence, donc meilleurs prix et meilleures solutions dans le temps. En public, il faut rester dans les limites de la transparence et de l’égalité de traitement ; en privé, c’est un levier puissant de “market shaping”.
Le transcript rappelle une contrainte majeure : en achat public, “accompagner” un fournisseur peut être interprété comme du favoritisme,

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