On m’a collée aux Achats Énergie… sans être ingénieure (et j’ai réussi)

Capsule Achats - 🎙️Podcast

Marlyatou Méité : l’acheteur “terrain” qui fait rimer performance, RSE et humain

Un parcours qui fabrique un profil complet

Il y a des interviews où tu sens tout de suite que la personne a “fait le métier” au contact du réel : des usines, des sites, des fournisseurs, des prescripteurs… et des arbitrages quotidiens. Dans cette Capsule Achats, Marlyatou (Fofana) Méité déroule un parcours construit par opportunités, curiosité et courage — avec un fil rouge très clair : le métier d’acheteur, c’est autant une discipline de process qu’un sport relationnel.

Abonnez-vous à la Chaine Youtube @DevenirAcheteurProfessionel

Un parcours qui “fabrique” un profil complet

Arrivée aux achats presque par pragmatisme, elle raconte comment le choix de cette spécialisation lui a ouvert des portes plus vite qu’un marketing “saturé”. Puis elle construit une trajectoire où elle alterne industrie (packaging), groupe (Keolis), conseil, et enfin énergie & transition (GreenYellow), avant de se lancer en indépendante.

Ce qui ressort : une capacité à naviguer entre des univers très différents, sans perdre la logique achats. Et c’est précisément là que son discours devient intéressant pour ton audience DAP : la méthode et l’état d’esprit comptent souvent plus que l’étiquette du diplôme.


 

DÉCOUVREZ LES FORMATIONS DAP ACADEMY

 

DAP Academy
 
 

 


“Ingénieur ou pas” : le vrai sujet, c’est le process

Marlyatou démonte un complexe fréquent chez les jeunes (et même chez des acheteurs en poste) : la croyance qu’il faudrait être ingénieur pour être légitime sur des familles techniques. Elle pose une idée simple : un ingénieur, c’est d’abord quelqu’un qui sait suivre des process — et ça, ça s’apprend.

Toi, tu complètes en rappelant un point clé de la réalité entreprise : l’acheteur n’achète pas seul. Il travaille avec des prescripteurs, une équipe projet, des spécialistes… et son rôle est de traduire le besoin en cahier des charges, en stratégie et en négociation.


Achats énergie : “Google est ton ami”… et la confiance aussi

L’un des passages les plus parlants, c’est quand elle raconte sa bascule sur un poste énergie “par défaut” après un départ. Elle explique la montée en compétence très concrète : apprendre le vocabulaire, chercher, se former, s’exposer à des évènements métiers. Et surtout : se convaincre qu’on a le droit d’apprendre.

C’est typiquement le message qui résonne chez les reconversions : tu ne deviens pas expert parce que tu sais déjà, tu deviens expert parce que tu sais apprendre vite.


La RSE sans discours : quand la réduction de coûts crée de l’impact

Le cœur “journalistique” de l’épisode, c’est la façon dont elle parle de RSE : pas comme une couche de conformité, mais comme une conséquence logique d’un achat bien fait.

Exemple marquant : en packaging, elle revisite un standard (épaisseur/couleur de housses plastiques), observe les usages réels, challenge l’utilité… et obtient une réduction d’environ 15% tout en améliorant l’empreinte carbone déclarative (scope 3 évoqué).

Deuxième exemple, encore plus humain : dans les prestations de nettoyage, elle met en avant le sujet des conditions de travail, des horaires, et le fait de “rendre visible” la personne qui nettoie — pour changer le comportement des équipes internes.

Sa thèse est nette : la RSE en achats n’est pas forcément un surcoût ; c’est souvent un levier d’optimisation… quand on fait le boulot à fond.


IA : l’adoption “réaliste” (et très répandue)

Sur l’intelligence artificielle, elle est lucide : elle l’utilise “timidement”, surtout pour l’aider à structurer ses supports de formation, et elle assume être en phase d’apprentissage.
C’est intéressant parce que ça reflète la réalité terrain : beaucoup d’acheteurs voient l’IA comme un allié, mais cherchent encore la bonne méthode (et les bons cas d’usage) pour en tirer un avantage sans risque.

Articles similaires

Retour en haut